Mort d’Ilyes: trois personnes et l’AP-HP renvoyées en procès

12 mars 2013 19 h 17 min Nutrition santé
Vue de l'entrée de l'hôpital Saint-Vincent-de-Paul, le 25 décembre 2008 à Paris
Vue de l'entrée de l'hôpital Saint-Vincent-de-Paul, le 25 décembre 2008 à Paris
(©AFP/Archives)

La juge en charge de l’enquête sur la mort accidentelle du petit Ilyes, fin 2008 dans un hôpital parisien, a ordonné le renvoi devant le tribunal correctionnel de trois personnes et de l’Assistance Publique-Hôpitaux de Paris (AP-HP), a-t-on appris mardi de source proche du dossier.

Un cadre de santé et un pharmacien de l’hôpital Saint-Vincent-de-Paul (XIVe) sont renvoyés pour « faute caractérisée », a-t-il été précisé.

La juge Marie-Odile Bertella-Geffroy a retenu leur responsabilité dans le « circuit des médicaments » défectueux et leur responsabilité concernant « le rangement et le contrôle des médicaments », selon cette source.

L’infirmière qui avait administré par erreur une perfusion de chlorure de sodium à l’enfant est renvoyée pour « faute simple » ainsi que l’AP-HP, a ajouté la source. La juge a prononcé un non-lieu pour deux autres infirmières.

Le petit Ilyès, qui avait trois ans, avait été conduit dans la matinée du 24 décembre 2008 par ses parents au service pédiatrique de Saint-Vincent-de-Paul pour une simple angine. Il était décédé dans la soirée.

A l’origine de l’affaire, une ressemblance entre des flacons de B46, un sérum glucosé, et des flacons de chlorure de magnésium, un produit qui peut être toxique.

Une commande de B46 avait été passée par l’hôpital Saint-Vincent-de-Paul à l’hôpital Cochin dont il dépend.

Des flacons contenant du chlorure de magnésium avaient été entreposés à la suite d’une succession d’erreurs d’acheminement et de contrôle dans la réserve de deux services de Saint-Vincent-de-Paul.

Le contenu d’un de ces flacons avait ainsi été administré par erreur à Ilyès, ce qui avait provoqué un arrêt cardiaque.

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