Pilule, stérilet… Coup de projecteur de la HAS pour les professionnels

29 mars 2013 16 h 54 min Nutrition santé
Des plaquettes de pilule contraceptive
Des plaquettes de pilule contraceptive
(©AFP/Archives)

La Haute autorité de santé (HAS) a donné un coup de projecteur, vendredi, sur les méthodes contraceptives, avec la publication de deux fascicules à destination des professionnels de santé, après la mise en cause des pilules de 3e et 4e génération.

A la demande de la ministre de la Santé Marisol Touraine, cet organisme public indépendant a rédigé deux documents pour « permettre aux professionnels de santé de discuter et choisir avec la femme, l’homme ou le couple la méthode la plus adaptée » pour éviter les « grossesses non désirées ».

La HAS qui est chargée de définir et promouvoir les bonnes pratiques en matière de santé, a rédigé un premier fascicule, disponible sur son site internet (www.has-sante.fr), pour faire la « liste des méthodes contraceptives avec un focus sur les méthodes les plus efficaces disponibles ».

Elle fait ainsi le point sur les différentes pilules, stérilets, méthodes naturelles, préservatifs, implant, et aussi stérilisation féminine et masculine, en terme d’indication, efficacité et contre-indication.

L’autre document est une fiche mémo intitulé « Contraception: prescriptions et conseils aux femmes » à destination des professionnels de santé qui veulent « aider les femmes à trouver une méthode de contraception » adaptée.

Le syndicat national des gynécologues obstétriciens (Syngof) avait interpellé en janvier la HAS sur l’absence de recommandation concernant les patchs contraceptifs et les anneaux, deux méthodes « très utilisées » selon le Syngof.

La HAS répond en soulignant qu’en France un seul patch (marque Evra) et un seul anneau vaginal (Nuvaring) sont disponibles, hors remboursement, avec des niveaux d’efficacité légèrement inférieurs à ceux des pilules classiques et des risques de thromboses veineuses (formation de caillots sanguins) de même ordre que ceux des pilules de 3e et 4e génération.

Les pilules de 3e et 4e génération ont été l’objet de restrictions en matière de prescriptions en début d’année en France en raison des risques accrus de thromboses veineuses par rapport aux pilules de 1e et 2e génération, à la suite de la plainte d’une femme victime d’un AVC attribué à une pilule de 3e génération.

La HAS précise qu’elle éditera de nouvelles fiches sur la contraception fin avril pour répondre aux différents cas (adolescence, contraception après accouchement, contraception d’urgence, etc.) et dressera parallèlement un « état des lieux des pratiques contraceptives en France ».

 

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